PROCHAINEMENT AU THEATRE DE POCHE

 F R I T L A N D

DE ZENEL LACI

Fritland ! Le nom claque... Fritland, c’est tout simplement la friterie la plus connue de Bruxelles, n’en déplaise à Antoine et Eugène. Un fleuron du patrimoine national, des frites remarquables. Les meilleures. N° 1 selon Test Achat...

 

Fritland naît dans les années 70 quand une famille d’immigrés albanais nourrie au rêve américain atterrit… en Belgique en attendant mieux. Les Laci achètent un local derrière la Bourse et y ouvrent leur commerce illico, et 24h/24. Chacun des cinq enfants est mis au travail. Sous la férule d’un père autoritaire, Zenel va bosser quatorze heures par jour: frites, cornets, fricadelles, sauce andalouse…

 

Il en garde encore les stigmates: des cheveux brûlés par la graisse, des varices dues à la station debout, une tendinite à l’épaule à force de soulever les bacs…

 

Fritland est un succès et la famille en vit bien. L’argent, pourtant, ce n’est pas le truc de Zenel. Lui, ce qu’il aime, c’est la littérature, l’art, rêver, raconter des histoires. Et il en connaît des histoires…, à force de  regarder passer les clients, de se débattre pour sortir de ce foutu destin de fritier albanais, pour trouver sa voie à lui, sa liberté…

 

L’histoire de Zenel est intime, précieuse. Zenel n’est pas un acteur, monter sur les planches sera un défi pour lui et pour nous. Sa fragilité interrogera notre regard de spectateur: sommes-nous au théâtre pour  juger, ou pour faire, nous aussi, un pas vers l’autre ?

Et puis comme ce poète n’est jamais aussi à l’aise que derrière son comptoir, nous ferons revivre Fritland, au Poche, comme une belle utopie, un pays où nous pourrions déguster des frites cuisinées par cet  enfant d’immigré, qui raconte sa vie comme personne.

 

Mise en scène Denis Laujol / Avec Zenel Laci / Scénographie Olivier Wiame / Lumières Xavier Lauwers

Une coproduction Théâtre de Poche, Fritland et Ad Hominem

JE NE SUIS PAS UNE ARME

DE GUERRE

Sur un plateau nu, un musicien et une femme sacrificielle nous plongent dans l’horreur du nettoyage ethnique. Cette « madone » universelle, témoigne du sort des femmes utilisées comme arme de guerre. Ni cri, ni plainte. Cette voix nue raconte le viol et l’horreur vécue au nom de la pureté ethnique qui, quels que soient les époques et les lieux, partage le monde en bourreaux et victimes.

 

Son témoignage est un plaidoyer pour l’humanité, contre les folies nationalistes et les crimes qui en résultent. Il n’en est pas moins un hymne à l’amour et à la liberté. S’y mêlent sons de guitare rock, prises de paroles, proclamations universelles, projections vidéos oniriques, chant d’amour qui font communier acteur et spectateur.

              

Deux grands interprètes, Anila Dervishi (Théâtre National de Tirana) et Afrim Jahja (guitariste rock - The Witness) déploient leur talent dans un spectacle qui marie densité émotive et puissance magique.

Le texte original, « Journal d’une femme du Kosovo », a paru aux éditions Karthala, Paris, 2001. Traduit de l'anglais par Chantal Deltenre-De Bruycker et Daniel De Bruycker.

MISE EN SCENE & SCENOGRAHIE : Zenel LACI

 

ADAPTATION : Safet KRYEMADHI

 

COMEDIENNE : Anila DERVISHI

 

MUSICIEN : Afrim JAHJA

 

CREATION VIDEO : Lionel RAVIRA & Loïc CARRERA

 

REGIE SON ET LUMIERE : Etienne DELRONCHE & Zenel LACI

 

COSTUME: Françoise VAN THIENEN

 

PHOTO: Julian HILLS

 

Durée du spectacle : 1h

Ce spectacle a été créé avec le soutien de la Ville de Bruxelles, Konitza Asbl, Balkan Trafik Festival, Paris Production Live, le Théâtre National du Kosovo et le Théâtre National d’Albanie.Avec l’aide de la Fondation Roi Baudouin et la Fédération Wallonie-Bruxelles - Service du théâtre.

PRESSE WEB

 

« Je ne suis pas une arme de guerre »- comme auparavant « Journal d’une femme du Kosovo », est la somme de témoignages de femmes victimes des monstres de guerre. C’est aussi le nécessaire et indispensable devoir de mémoire, ce devoir de pointer toutes les folies nationalistes et leurs conséquences, tous ces crimes perpétrés par le viol utilisé comme une arme de guerre. Chez les barbares modernes, en ex-Yougoslavie ou partout ailleurs, la dignité humaine n’a plus aucun sens… 

Avec la mise en scène minimaliste de Zenel Laci où le blanc occupe tout l’espace (comme pour contrebalancer la noirceur du propos et de l’horreur), la violence et la puissance des mots, du texte de Sevdije Ahmeti, adaptés par Safet Kryemadhi, éclaboussent, tétanisent. La densité de l’ensemble est telle que le spectateur est immanquablement concerné. Et pour dire ces mots, ces phrases de l’horreur, accompagnée par Afrim Jahja (guitariste du groupe rock belge The Witness), il y a la magnifique Anila Dervishi- comédienne venue du Théâtre National de Tirana. Elle porte le texte, offre les mots de sa belle voix nue, ample, profonde, bouleversée, bouleversante… « Je ne suis pas une arme de guerre » est une intense performance théâtrale, un événement exceptionnel sur la scène.

 

Serge Bressan​ 

www.culture-tops.fr

 

 

A Paris, tout les lundis soirs et jusqu’au 26 février sur le boulevard Bonne Nouvelle, l’art démontre une nouvelle fois sa capacité à délivrer des messages universels. Même lorsque le propos est insupportable. Inaudible. Inconcevable. Inimaginable. Effroyable. Ce qui touche aux confins de l’immonde parvient à témoigner .

 

Drapée d’une robe d’un blanc immaculé, la comédienne Anila Dervishi domine l’espace voulu par le metteur en scène Zenel Laci. A la création vidéo de Lionel Ravira et Loïc Carrera, brossée comme une peinture à l’huile sur une toile tendue, s’ajoute quelques éléments de décor et une lumière soignée. Les accents rock et folk de la guitare d’Afrim Jahja soutiennent et guident les émotions qui submergent la petite salle du Théâtre du Gymnase.

 

Le sujet est d’une violence inouïe. L’interprétation et la lecture scénique des artistes projettent des mots puissants tout en proposant des respirations musicales, des ambiances claires-obscures et des images presque chorégraphiques. L’art plastique délivre l’air à respirer, marque le temps et dessine l’espace tandis que l’art dramatique éveille la compassion, la colère, le désespoir mais aussi l’amour. Pour un sujet terrifiant qui colle à l’Histoire, ancienne ou récente, éloignée ou proche, l’intention est tout à fait contemporaine, comme il convient de le dire, mais surtout extrêmement juste. Anila Dervishi est une comédienne intense, elle créé son interprétation par les modulations de sa voix, son regard sincère, sa chevelure farouche et sa chair sensible. Pour libérer la parole de toutes ses femmes, la comédienne déploie tout avec une délicate pudeur et une dignité naturelle. Anila Dervishi et l’équipe artistique qui l’accompagne sont investis d’une mission, un cri de révolte, un devoir de mémoire. Remarquable.

 

Laurence Caron

www.cequiest.com

 

 

Je ne suis pas une arme de guerre est une pièce osée qui tranche avec ce que l’on a l’habitude de voir dans le théâtre vivant. Le sujet d’une brûlante actualité, l’interprétation captivante, la mise en scène éclairée et le subtil mélange entre mots incandescents et musique entraînante en font clairement une expérience à ne pas rater. Puissant et important.

Isabelle Arnaud

www.unificationfrance.com

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